ITE et risque géoéconomique : une actualité qui transcende les polémiques
Avec une prescience presque troublante – à la lumière des évènements les plus récents – le Forum Économique Mondial identifiait, en janvier dernier et à la veille de sa réunion annelle à Davos, la confrontation géoéconomique comme étant le « principal risque mondial pour 2026 ».
Tout juste quelques semaines plus tard, et sous la poussée d’un conflit au Moyen-Orient dont l’issue est pour le moins incertaine, le risque géoéconomique remet en question la politique énergétique des états aux quatre coins du monde. Dans une économie globale interconnectée à tous les niveaux, le simple blocage d’une voie maritime jusqu’ici plutôt obscure a suffi pour créer une disruption aussi soudaine que majeure. Certains experts estiment qu’elle pourrait perdurer durant des mois, voire des années. Pour l’Europe et la France, le détroit d’Hormuz est devenu le symbole d’une vulnérabilité dont, jusque récemment, on n’avait guère pris la vraie mesure.
L’impact sur les prix de l’énergie risque d’être sévère, et l’histoire des crises énergétiques est claire : on ne revient jamais entièrement à la situation antérieure. En d’autres termes : une fois la crise passée, l’énergie restera plus chère qu’avant. Cela ne vaut pas simplement pour les énergies fossiles et les pays directement affectés : le principe de l’offre et de la demande tend vers un impact indifférencié et global. L’autosuffisance totale des États-Unis en matière d’hydrocarbures ne les a pas mis à l’abri de hausses drastiques de carburants. Et tout porte à anticiper le renchérissement, ne serait-ce que par contrecoup, des énergies renouvelables et de l‘énergie nucléaire.
Dans un tel contexte, une isolation thermique haute performance prend tout son sens. C’est tout particulièrement vrai de l’ITE, dont l’efficacité énergétique, basée sur le principe de l’enveloppe, est inégalée.
En effet, la vraie question n’est plus de savoir quel système de chauffage et quel type d’énergie sont à privilégier. En fait, la réponse qui s’impose découle de deux constats élémentaires : la meilleure façon d’économiser l’énergie est d’en utiliser le moins possible, et la meilleure façon d’y parvenir est d’isoler le mieux possible.
Pour maximiser l’indépendance énergétique, minimiser l’impact des crises géoéconomiques à venir et prévenir durablement les risques de précarité énergétique dans un environnement volatile, la priorité la plus logique est de généraliser l’accès à une isolation thermique au meilleur niveau. Quelles que soient les évolutions géopolitiques et géoéconomiques du futur, elle ne perdra jamais sa pertinence. Sa pertimence fonctionnelle est déjà incontestable. Sa pertinence économique et stratégique, selon toute vraisemblance, ne fera qu’augmenter au fil des prochaines années.