Le Blog du Mur Manteau

Avec cette nouvelle série de vidéos didactiques, le Mur Manteau s’adresse en priorité aux nouveaux venus à l’ITE, mais rappelle également aux entreprises de pose, sur un plan plus général, l’importance de bien respecter toutes les étapes de mise en œuvre, de soigner les détails, en particulier au niveau des points singuliers, et de bien tenir compte des spécificités qui caractérisent les différentes variantes au sein des systèmes d’Isolation Thermique par l’Extérieur. Les huit nouvelles vidéos sont disponibles dès à présent sur la chaîne YouTube du Mur Manteau ( https://www.youtube.com/@MurManteau ). En parallèle, un accès spécifique par thème est proposé sur la page Système du site . Les vidéos de la Saison 2 offrent une introduction à la pose d’un ETICS dans trois nouvelles variantes d’isolants – fibre de bois, laine de roche et mousse résolique. Par ailleurs, elles présentent divers cas particuliers couramment rencontrés sur les chantiers d’ITE, sans oublier une étape préalable essentielle : l’évaluation précise du support sur un chantier de réhabilitation en ITE.

En page 149 du document de synthèse élaboré par le gouvernement pour présenter son Projet de Stratégie nationale bas-carbone n°3, le titre et les orientations du chapitre consacré au bâtiment sont prometteuses : « Rénover le parc de bâtiment (sic) pour réduire les émissions, améliorer le confort des occupants et réduire les factures énergétiques ». Les mesures concrètes, en revanche, le sont moins – à commencer par une baisse de presque 65 % des objectifs annuels de rénovation d’ampleur . Au lieu de 700 000, on vise désormais 250 000 ! Personne n’ignore, pourtant, que pour réduire vraiment la précarité énergétique et éliminer les passoires thermiques, la rénovation d’ampleur est incontournable. Elle est seule à assurer les gains requis en matière de performance énergétique. Parmi les explications avancées pour justifier ce recentrage massif, la pénurie de main d’œuvre suscite une certaine perplexité . La FFB, en particulier, dénonce une analyse très contestable, en soulignant que le véritable frein pour les entreprises est à chercher du côté des dispositifs d’aide et des primes incitatives. Leur géométrie variable – et particulièrement celle de MaPrimeRénov’ – a tout pour décourager les entreprises prêtes à étoffer leurs structures. Sans stabilité, sans cohérence et sans visibilité à moyen terme – sachant que les aides, ou leur absence, affectent directement la dynamique de la rénovation énergétique – les risques pour les PME et les TPE du secteur deviennent disproportionnés. Par ailleurs, le nouveau projet fait de la PAC le levier décisif de la décarbonation dans l’habitat . Sur le plan de la stricte logique, dans un pays qui mise depuis plus d’un demi-siècle sur l’énergie nucléaire et hydroélectrique, c’est un raisonnement défendable au niveau macroéconomique et stratégique : une réincarnation contemporaine du ‘tout-électrique’ dont on nous vantait les mérites dans les années 1970. Sur le plan de la pertinence fonctionnelle, c’est une priorité inepte. Dans la pratique, on installera des PAC fortement surdimensionnées pour pallier les déperditions énergétiques de bâtiments qui resteront non isolés, et donc sujets à l‘inconfort d’hiver des ‘murs froids’ comme à la surchauffe estivale inévitable dans un logement dépourvu d’isolation thermique. Enfin, le Projet SNBC N°3, suscite l’émoi sur le plan social. Il fait notamment peu de cas de la précarité énergétique des ménages les plus modestes, en ignorant une réalité fondamentale : seule la diminution de la consommation d’énergie assure – dans tous les cas de figure – une diminution des dépenses énergétiques. Or sans isolation thermique de l‘enveloppe du bâtiment, une baisse de la consommation est illusoire. Le résultat ? Des ménages modestes qui participeront certes à la décarbonation, mais sans réduction significative des charges financières liées au chauffage de leur logement : l’expérience prouve que la passage d‘une énergie de type fossile ou biomasse à un chauffage par PAC ne génère souvent qu’une réduction très marginale des coûts. Autant dire que pour les plus modestes d’entre-nous, cette itération n°3 de la SNBC, n’apportera pas, a priori, d’amélioration significative. Ils continueront, confrontés à des dépenses qui excèdent leur budget, de vivre dans la précarité et l’inconfort.

Philippe Boussemart, Président du Mur Manteau et quatre autres experts du bâtiment ont partagé leur expertise dans le cadre de la Masterclass RENODAYS 2025 sur le thème de l’IT E Pour cette seconde édition du Forum RENODAYS, les professionnels du bâtiment, de l'immobilier, les acteurs institutionnels et les territoires se sont mobilisés tous pendant deux jours, à Paris Porte de Versailles, autour d'un même but : répondre efficacement aux objectifs nationaux de rénovation énergétique des bâtiments. Un thème majeur : le choix de la durabilité En 2025, le Forum RENODAYS a offert deux nouveautés : Le secteur tertiaire intègre désormais le forum et complète l’offre proposée sur RENODAYS pour inclure la totalité des bâtiments du parc. RENODAYS part en région ! À travers une tournée de 8 dates – et au-delà du grand rendez-vous à Paris Porte de Versailles les 7 et le 8 octobre 2025, RENODAYS partira à la rencontre des territoires pour échanger avec les acteurs locaux sur les moyens de massifier la rénovation d’ampleur.

Dans un communiqué de presse paru le 5 septembre 2025, les ténors institutionnels de la filière de l’Isolation Thermique par l’Extérieur ont manifesté un désaccord vigoureux avec un nouveau projet de décret qui – une fois encore – remet en cause l’efficacité et la finalité du dispositif d’aide le plus fondamental de la réhabilitation énergétique en France. Comme le précisaient Les Echos dans leur édition du 3 septembre dernier « Les professionnels ont été malmenés par les évolution incessantes depuis deux du dispositif MaPrimeRénov’ […} ». Cette nouvelle péripétie est susceptible d’aggraver encore la situation, de pénaliser les ménages prêts à engager des travaux, et de compromettre gravement, à plus long terme, les objectifs gouvernementaux en matière de développement durable. Paris, le 5 septembre 2025 COMMUNIQUÉ DE PRESSE Les représentants de la filière de l’Isolation Thermique par l’Extérieur alertent sur le projet de Décret MaPrimeRénov’ La filière française de l’Isolation Thermique par l’Extérieur (ITE) exprime son incompréhension et sa vive inquiétude face au projet de décret actuellement à l’étude, prévoyant l’exclusion de l’ITE des aides MaPrimeRénov’ à destination des chantiers monogestes. Cette mesure va à l’encontre des principes fondamentaux d’une rénovation énergétique efficace et durable, en même temps qu’elle remet en cause les engagements pris par le Gouvernement. Une mesure à rebours des principes de rénovation énergétique efficace Il apparaît illogique de prétendre lutter contre la précarité énergétique et le dérèglement climatique en agissant uniquement sur les équipements intérieurs, sans traiter au préalable l’enveloppe du bâti, dont l’ITE fait partie. Ce geste constitue en effet la première étape incontournable d’un parcours de rénovation cohérent, permettant d’une part de dimensionner correctement les systèmes actifs ainsi que les équipements intérieurs et d’éviter toute surconsommation d’autre part. Loin d’être un simple revêtement, il s’agit d’une solution structurelle, durable (60 ans de performance, sans remplacement) aux effets directs sur la santé des occupants, sur la qualité de l’air intérieur et du confort thermique, été comme hiver. Une performance de l’ITE démontrée à de nombreuses reprises Différentes études ont prouvé que l’ITE est l’une des solutions les plus performantes et durables pour assurer une rénovation énergétique efficace. D’après l’une des dernières en date, réalisée par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), en juillet 2025, une ITE combinée à l’isolation des combles permet de réduire de 38 % la consommation de chauffage, tout en améliorant le confort d’été (jusqu’à 100 degrés-heure évités). Les récentes analyses de l’Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE) confirment également que l’isolation des murs est le monogeste le plus performant, au regard des gains réels sur la consommation énergétique (étude juillet 2025, tableaux 5 et 6). Un revirement incompréhensible et dangereux qui affectera les ménages et la filière Cette mesure contredit directement les annonces gouvernementales de juin 2025, selon lesquelles les travaux monogestes, dont l’ITE, continueraient d’être éligibles à MaPrimeRénov’. Ce climat d’incertitude dissuade les ménages d’engager des travaux essentiels pour l’efficacité énergétique à long terme de leur logement. Par la même occasion, cette restriction met en péril toute une filière française d’avenir, soumise à des traitements inéquitables face à d’autres solutions moins pérennes, sans aucun fondement valable, créant ainsi de graves distorsions de concurrence. Les conséquences d’une telle mesure seront donc dramatiques pour le secteur du bâtiment, qui semble pourtant au coeur des préoccupations du Gouvernement si l’on en croit les dernières prises de parole. Notre demande : maintenir l’ITE dans MaPrimeRénov’ Au regard de l’urgence climatique, de la nécessité d’assurer une souveraineté industrielle et du besoin de clarté et de visibilité pour l’ensemble des Français, nous demandons la suppression de l’article excluant l’ITE des chantiers aidés en monogeste. Liste des Signataires Nicolas BLANGY, Président de l’Union Professionnelle des Métiers de la Finition (UPMF) Philippe BOUSSEMART, Président du Mur Manteau Pascal COPPENS, Président du Syndicat Français des Joints et Façades (SFJF) Joaquim CORREIA, Président de l’Association Française de l’Isolation en Polystyrène Expansé dans le Bâtiment (AFIPEB) Gérald FAURE, Président de la Chambre Syndicale Française de l’Étanchéité (CSFE) Guillaume FREMAUX, Président du Syndicat des Industries des Peintures, Enduits et Vernis (SIPEV) Philippe GRUAT, Président de l’Association Française des Industries des Produits de Construction (AIMCC) Stéphane LAMBERT, Président du Syndicat National des Bardages et Vêtures isolés (SNBVI) Laurent LE NOC, Président de l’Union nationale des Entrepreneurs d’Enduits de Façade (UNEEF) Patrick MAILLARD, Président de l’Union des Métiers du Bois (UMB) Jacques MENICUCCI, Président de la Fédération des industries des peintures, encres, colles, couleurs et résines (FIPEC) Bruno POILPRÉ, Président du Groupement Isolation Thermique par l’Extérieur (FFB GITE) Patrice RENOUD, Président du Syndicat National de l’Isolation (SNI) Olivier TROUSSICOT, Président du Syndicat National des Mortiers Industriels (SNMI) Contact : Frédéric Boisse – Délégué général du Mur Manteau et du SNMI info@mur-manteau.fr https://www.mur-manteau.fr

Dans une publication en ligne actualisée le 24 juillet 2025, le gouvernement annonçait une réouverture le 30 septembre prochain du guichet de demande de subvention MaPrimeRénov’ ‘Rénovations d’ampleur’ destinée aux particuliers – dont la suspension était intervenue le 23 juin 2025. La suspension survenue en juin n’a affecté, en revanche, ni le dispositif MaPrimeRénov’ Copropriété, ni les aides destinées aux interventions dites ‘monogeste’ ; leur l’accessibilité, dans les deux cas, n’a pas été interrompue, et leurs modalités resteront inchangées jusqu’à fin 2025. Selon les termes du communiqué, « L’accès à ce soutien financier [à destination des particuliers] sera alors restreint, et les modalités du dispositif modifiées ». Le gouvernement précise que le budget total disponible pour 2025, soit 3,6 milliards d’euros, ne peut être dépassé «… compte tenu de la contraine budgétaire de la France ». Rappelons que depuis le début de l’année 2025, plus de 65 000 demandes ont été déposées. Selon les indications du gouvernement, plus de 20 000 parmi les dossiers déposés ont un caractère frauduleux suspecté ou avéré. Si tel est effectivement le cas, force est d’admettre que les tentatives de fraudes sont massives… À compter du 30 septembre et jusqu’à la fin de l’année 2025, un quota de 13 000 dossiers maxi. a été fixé – un chiffre sensiblement inférieur au nombre de dossiers déposés pour le seul mois de juin dernier. Au cas où le nombre de demandes excèdera le quota – ce qui est probable, a priori – l’excédent pourra être pris en considération en 2026… si le programme d’aide est reconduit (selon des modalités qui restent à définir). Pour tous les nouveaux dossiers déposés à compter du 30 septembre, des critères et des montants modifiés seront applicables. Ainsi, lors de la réouverture de MaPrimeRénov’ ‘Rénovations d’ampleur’ —> seuls les ménages très modestes seront éligibles (hors Île-de-France, cela correspond à un RFR – revenu fiscal de référence – inférieur à 1430 euros/mois pour une personne seule). En fonction de la « dynamique de dépôt » (sic), un élargissement aux ménages est envisagé ultérieurement. —> seules les passoires thermiques (étiquettes énergétiques E, F et G) seront éligibles. —> le plafond initial des travaux subventionnables – 70 000 euros – est abaissé à 40 000 euros pour un gain de trois classes énergétiques et à 30 000 euros pour un gain de deux classes. —> le bonus de 10 % dit ‘sortie de passoire’, applicable aux logements classés F et G, est supprimé . —> l’instruction des dossiers déposés entre le 30/9/2025 et le 31/12/2025 sera différée au 1 er trimestre 2026 « sous réserve de vote de la loi de finances [2026] ». Le critère d’éligibilité de base reste pour sa part inchangé : pour pouvoir prétendre à une aide dans le cadre de MaPrimeRénov’ ‘Rénovations d’ampleur’, il faut soumettre un dossier qui inclut au moins deux interventions concomitantes à choisir dans une liste de 6 opérations – isolation (mur, toit, plancher bas, menuiseries extérieures), ventilation ou renouvellement du système de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire par un dispositif éligible selon la liste en vigueur. En parallèle, le gouvernement a annoncé qui les fraudeurs seraient poursuivis avec une vigueur nouvelle et sur la base de la loi du 30 juin 2025 centrée sur la lutte contre les fraudes aux aides publiques. À noter : cette loi ne vise pas spécifiquement les programmes d’aide à la rénovation énergétique, mais elle leur est applicable. Elle se fonde sur des échanges de données intensifiés entre les diverses instances publiques impliquées et inclut des pénalités plus sévères en cas de fraude constatée.

Actualisation au 5 juin 2025 : le dispositif d’aide MaPrimeRénov’ est officiellement suspendu ! Le lendemain même de la parution du communiqué de presse du Collectif Rénovons, le ministre de l'Économie Eric Lombard a confirmé la suspension – qualifiée de temporaire – de MaPrimeRénov' en raison d'une « avalanche » de demandes et de fraudes trop nombeuse. À l’occasion d’une séance de questions au gouvernement au Sénat, le ministre a précisé : « il y a à la fois un encombrement en ce moment et un excès des fraudes [...] sur lequel nous voulons reprendre la main, d'où la suspension […}. Éric Lombard s’est voulu rassurant, en ajoutant : « Mais naturellement, une fois que cela sera réglé, le processus pourra continuer {…}. Il ne s'agit pas de faire une économie en cachette comme ça, en bloquant le système », sachant que le gouvernement « … a bien l'intention de rétablir le fonctionnement avant la fin de l'année ». ——————–––––——————————————————— Par suite d’une augmentation massive des demandes d’aide à la rénovation énergétique, une suspension du financement pourrait intervenir au cours de l’année 2025 – en raison de l’épuisement de l’enveloppe budgétaire disponible. Sur le plan de la logique et dans la perspective d’un intérêt fortement accru de la part du public, ce serait là un non-sens majeur. En effet, les principaux bénéficiaires sont les occupants des nombreuses passoires thermiques encore présentes au sein du parc immobilier français – et dont l’éradication est dans l’intérêt de toutes les parties prenantes. Sans compter qu’elle constitue une priorité de l’action gouvernmentale pour la transition énergétique et le développement durable. Hausse de la demande et restriction de l’enveloppe budgétaire allouée par le gouvernement : un risque de collision frontale À l’automne 2024 déjà, le Collectif Rénovons avait sonné l’alarme : alors même que se dessinait une demande d’aide en forte hausse, le budget prévu diminuait de moitié, avec une baisse de près de 2 milliards d’euros ! Dans ces conditions, il paraît difficile d’éviter une impasse dans les mois à venir. Le risque ? Briser une dynamique de croissance qui, de surcroît, bénéficie pour plus de 75 % à la rénovation des passoires thermiques – et alors que, par rapport au 1 er trimestre 2024, le nombre total des aides allouées a triplé ! Des enjeux sociétaux majeurs Pouvoir d’achat, salubrité des logements, confort en toute saison, économies d’énergie, valorisation du patrimoine et protection de l’environnement : autant de paramètres incontournables dans la recherche d’un progrès sociétal qui reflète les préoccupations des Français, sans oublier les impératifs de la Stratégie Nationale Bas-Carbone, dont l’implémentation est l’un des axes prioritaires de l’action gouvernementale. Aussi, l’interruption de MaPrimeRénov’ constituerait-elle un manquement fondamental aux engagements gouvernementaux – et une source de répercussions multiples et sévères. Un risque pour la filière de la rénovation énergétique Au-delà de l’impact d’une éventuelle suspension des aides sur leurs bénéficaires potentiels, la filière pourrait se retrouver en porte-à-faux par rapport à des orientations fondées sur la pérennité de l’effort engagé par l’État : confiants dans cette pérennité, les industriels et les artisans ont calibré leurs recrutements et leurs investissements sur la dynamique insufflée par les aides à la rénovation. En l’absence d’une approche cohérente et du respect des orientations prises, le préjudice économique que subiraient les acteurs de la rénovation énergétique pourrait s’avérer très conséquent. Face aux implications multiples de la situation actuelle, le Collectif Rénovons a appelé le Gouvernement, en date du 4 juin 2024, à donner suite à toutes les demandes d’aide pour 2025 dans le cadre de MaPrimeRénov’, et à prévoir pour 2026 un budget à la hauteur de la demande et des enjeux.

MaPrimeRénov’ Copropriété est un dispositif d’aide dédié au travaux de rénovation énergétique est réservée effectués sur les parties communes de copropriétés et sur les parties privatives déclarés d’intérét collectif. Elle n’exclut pas MaPrimeRénov’, pour les parties privatives de chaque logement, une rénovation par geste ou une rénovation d’ampleur à l’initiative individuelle des copropriétaires, dans le cadre des dispositions de MaPrimeRénov’ applicables aux particuliers. Les travaux prévus sont votés lors d’une assemblée générale de copropriétaires. MaPrimeRénov’ Copropriété est ensuite demandée par le syndic de copropriété au titre du syndicat des copropriétaires. La subvention est versée directement au syndicat de copropriétaires puis répartie selon la régle des tantièmes. Le montant alloué dépend du coût des travaux, de la situation de la copropriété et du nombre de logements : MaPrimeRénov’ Copropriété finance de 30 % à 45 % du montant des travaux selon l’ambition de rénovation énergétique – avec un plafond de 25 000 euros par logement. Pour être éligible à MaPrimeRénov’ Copropriété, l’assistance à maîtrise d’ouvrage est obligatoire. Cette prestation est financée à 50 %par l’Anah, selon les modalités suivantes : • Plafond de 600 euros HT par logement pour une copropriété de plus de 20 logements • Plafond de 1000 euros HT par logement pour une copropriété de 20 logements ou moins • Plancher de 3 000 euros par copropriété. Pour étre éligible, la copropriété doit en outre satisfaire aux condition ci-dessous : • Au moins 75 % des lots (65 % pour les copropriétés de 20 lots ou moins) ou à défaut des tantièmes doivent être dédiés à l’usage d’habitation principale. - Un gain énergétique d’au moins 35 % est requis pour débloquer un premier palier de subvention. Pour débloquer un second palier, un gain énergétique d’au moins 50 % est nécessaire. • La copropriété doit à jour de son immatriculation au Registre national des copropriétés. À noter : l’attribution de l’aide MaPrimeRénov’ Copropriété est subordonnée à une évaluation énergétique. Différentes méthodes d’évaluation énergétique sont admises jusqu’au 31 décembre 2026. Au-delà de cette date, la méthode 3CL-2021 sera seule à faire foi.


